Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores

Augusto le fils

Augusto, le fils de Maria Dolores au destin artistique tout tracé

 

Biographie AugustoIl est le fils adoré de Maria dolores et d'un mystérieux américain, un G.I rencontré à Broadway, dont elle a oublié le nom, mais qu'elle a juré à son fils de retrouver un jour...

Lorsque Augusto éclot lors d'une tournée en Russie sur la ligne du Transsibérien, Maria est à son apogée. On fredonne ses chansons de Madrid à Shangaï, et après chacun de ses passages les femmes adoptent sa célèbre coupe au carré.
Les premières années de son existence, l'enfant l'accompagnera pendant ses tournées, sous l'oeil protecteur de Fraülein Beüurgern, sa nourrice Autrichienne, qui l'allaitera jusqu'à l'âge de 8 ans avec l'amour maternel et véritable que Maria, toute dédiée à son public, ne peut lui offrir.
Le petit bonhomme fera toute sa scolarité dans la province native de sa nourrice, proche de Salzbourg; Augusto a un physique et une sensibilité singulière qui l'exclueront souvent du jeu des autres enfants. Il passe le plus clair de son temps avec Fraülein Beüurgern qui fait son éducation et lui transmet les valeurs de l'Autriche profonde, au travers des contes et des légendes certainement oubliés de tous aujourd'hui.
Il est vrai que la carrière de Maria passe avant tout et longues sont les journées où le petit garçon blond vénitien attend le retour de sa petite maman, derrière le carreau embué, en regardant tomber la pluie... C'est donc tout naturellement qu'il reporte tout l'amour que peut contenir un petit coeur d'enfant sur cette nourrice... Or une nuit tranquille de Juillet, un mystérieux incendie réduit en cendres la maison de Fraülein Beüurgern et l'emporte, elle et ses légendes, vers d'autres cieux.
Maria Dolores rentre en urgence et récupère alors son fils sain et sauf mais abattu par la perte de sa chère nourrice; elle lui assène alors cette phrase consolatrice et néanmoins philosophique : "C'était peut être pour ton bien ?..." convaincue que toute chose a une raison d'être.
Elle reprend en main l'éducation d'Augusto, malmenée par quelques années de berceuses traditionnelles allemandes, de saucisses et de bretzels.
Jusqu'à cette terrible journée où, suite à un défi stupide lancé par d'autres enfants, Augusto manque de s'étouffer en avalant une grenouille vivante.
Le batracien a finalement longé le tube digestif avant de se blottir dans un endroit inconnu du corps de l'enfant dont il ne ressortira jamais...

Biographie AugustoC'est à la même époque que le jeune garçon se prend d'un intérêt compulsif pour les horloges; il les collectionnent, les réparent et les frictionnent, tout en formulant en lui même le voeu secret d'en faire un jour son métier; c'était sans compter sur sa mère, déterminée à en faire un grand musicien !
La veille de Noël 1986, un mystérieux incendie détruit la collection de pendules... Augusto, qui accompagne alors sa mère pour une oeuvre de charité à Buckingham Palace, est effondré en apprenant la nouvelle.
"C'était peut être pour ton bien ?..." lui laisse entendre sa mère qui lui offre en guise de consolation son premier instrument : une contrebasse.

Augusto s'épanouit dès lors visiblement dans la musique où tout lui est permis, mis à part le jazz que sa mère lui interdit.
A cette époque, alors qu'il n'est agé que de 12 ans, il commence à accompagner Maria pendant ses tournées internationales; c'est pendant l'une d'elle qu'il fait la connaissance d'une jeune soliste allemande dont les formes et l'ampleur l'émerveillent; formes auxquelles sa mère ne semble guère sensible, la comparant souvent à un éléphant de mer !
Malheureusement, tandis que les jeunes tourtereaux se rapprochent de plus en plus, la fatalité frappe encore une fois à la porte : Un mystérieux incendie emporte la jeune fille au cours d'un opéra de Wagner rendu tristement célébre à Berlin.
"C'était peut être pour ton bien ?..." laisse tomber gaîment la pétulante Maria que rien décidément n'affecte à part peut-être la trahison.

Aujourd'hui, du haut de ces 34 ans, cet élégant jeune homme poursuit la route artistique tracée par sa mère, prenant soin d'elle durant les longues tournées, sans un mot, sans une plainte.
"Il est un peu ma béquille... je ne pourrais pas me passer de lui ! D'ailleurs il habite toujours avec moi ; je pense que l'oiseau n'est pas encore prêt à voler de ces propres ailes. Du reste, c'est plus un poussin qu'un oiseau !"

Gageons qu'il restera à ses cotés jusqu'au dernier soupir, fidèle et résigné, l'amour d'une mère ne remplaçant peut être jamais celui de ces épouses qui apparaissent et disparaissent au gré des soleils d'hiver...