Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores Maria Dolores

Habibi Starlight

DJ Cheb Boutros - Machines, chant, Number One du Raï sentimental

 

Cheb boutrosC'est lors d'une course hippique, au cœur de l'hippodrome verdoyant de Vincennes, que Cheb Boutros fit la rencontre de Maria Dolores alors qu'il venait à peine de quitter le Luxembourg pour fuir les accusations d'abandon de domicile conjugal dont l'accablait son épouse d'alors.
Maria avait tout misé sur "Gladiator", un pur-sang anglais d'origine argentine, Boutros avait quant à lui tout joué sur "Divines Proportions", un pur-sang arabe appartenant au prince Khalid Abdullah de Dubaï ; ni l'un ni l'autre ne furent gagnants mais ils touchèrent tous deux le gros lot d'une rencontre des plus ardentes.
Quelques jours plus tard, un avion d'Air Algérie les emportaient jusqu'au berceau de la ville où ce séducteur de grands chemins vit le jour : Oran, berceau de la musique Raï.

Il naquit d'une mère Algérienne et d'un père Turc qui le prénomma Boutros, en hommage à Boutros Boutros Ghali, sixième Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies de 1992 à 1996. Malgré ce nom prestigieux, ce n'est pas dans la politique que le jeune homme déploiera plus tard son charisme...
Il grandit dans le quartier populaire de M'dina El Djadida, au coeur du célèbre marché Tahtaha, grand bazar de la contrefaçon.
Dès l'âge de 7 ans, il est connu comme le revendeur Number One de K7 piratées. Car si la durée de vie légale d'un album en Algérie n’excédait jamais 24 heures avant que le même produit ne tomba dans les réseaux pirates, avec le petit Boutros elle ne dépassait pas 2h !
Notre ténébreux y fait ses premières armes galantes mais ce qu'il a de plus que les autres pour appâter les filles, c'est sa voix.
A 12 ans, sa mère l'inscrit à des radio crochets qu'il gagne successivement grâce à des reprises de tubes internationaux qu'il arabise : Ainsi « La poupée qui fait non » de Michel Polnareff devient "La poupée qui fait le Lah !" ; le chef d’œuvre sentimental de Pierre Bachelet devient "Et moi je suis tombé dans l'esclavage, de ce sourire mliha, de ce visage gentil..." sans oublier le tube interplanétaire de Julio Iglésias "Je n'ai pas changé, wallah !"
A 15 ans, il a déjà enregistré 10 cassettes, produites en moyenne à 250 000 copies et distribuées dans tout le Maghreb.
A 18 ans, auréolé de ce succès, celui que l'on surnomme désormais « Cheb Boutros, le Number One du Raï Sentimental » ouvre un cabaret sur la corniche d'Oran : le cabaret Deshra. On y vient de toutes les régions d'Algérie et même de l'étranger pour une chose simple et universelle : la recherche du plaisir.
Un plaisir total, sans conditions ni lois ! Les nuits blanches et les femmes se succèdent, à 25 ans il est une figure emblématique du monde de la nuit Oranaise.

Un jour pourtant, l'amour prend les traits d'une Suisse Allemande banquière quinquagénaire et quelques jours plus tard Boutros convole en justes noces et s'installe bientôt à Gstaad.
Ce bonheur ne dure qu'un temps car il a du mal à endosser le costume trop étriqué de l'homme d'une seule femme. De plus, il déteste le ski...
Il se voue alors à de nouvelles passions et se prend d'amour pour le bridge, puis pour les courses de chevaux, puis pour la voisine, puis pour l'ensemble des femmes esseulées du quartier cossu dans lequel il se morfond...
Son épouse de banquière demande le divorce illico et Boutros s'en tire en épousant une Luxembourgeoise quadragénaire rencontrée un soir au Casino de Montreux.
Inutile de préciser que si le jeune homme s'ennuyait à Gstaad, il s'ennuie doublement au Luxembourg ! D'autant que sa première passion, la musique et le chant, lui manque cruellement...

Cette fois-ci il n'attend pas le divorce et part à Paris. Dans le quartier de Barbès, il est accueilli comme un roi par la population qui reconnaît aussitôt le grand Cheb Boutros du cabaret Deshra.
Nuit blanches dans les boites de nuit du 18ème et après-midis à l’hippodrome de Vincennes constituent l'essentiel de ses activités, un emploi du temps presque calqué sur celui de Maria à l'époque: C'est tout naturellement qu'ils se rencontrent.

Il lui fera découvrir l'Algérie, elle lui refait découvrir l'Amour.
Il lui promet la fidélité, elle lui promet de lui faire faire des papiers...

Cheb boutros est aujourd'hui le compositeur officiel de l'orchestre Habibi Starlight, mais de là à dire qu'il est également l'amant officiel de Maria, il n'y a qu'un pas que nous nous garderons bien de franchir....

 

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En écoute : Demo DJ Boutros
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Steef - Oud, chant, séduction éphémère

Recueilli non loin du Caire en 1962, dans un petit panier d'osier flottant le long du Nil, il est adopté par une famille de cultivateurs. C'est un miracle que le berceau n'ait pas coulé et qu'il soit resté prisonnier d'un bosquet de papyrus qu'un homme allait tailler lorsqu'il aperçut le nouveau né.
L'ayant découvert le corps parsemé des feuilles verdoyantes du papyrus, sa famille d'adoption lui donna le joli nom de "lakhdar" traduisez "le vert".
Au bout de quelques mois, la famille de braves cultivateurs comprit pourquoi cet enfant avait été abandonné : une sécheresse terrible s’abattit sur la région, on vit des crocodiles flotter le ventre en l'air sur le Nil, les papyrus furent réduits à l'état de branches sèches et mortes, et tout le village subit la famine pendant des semaines... Un incendie ravagea la maison de torchis de l'humble couple qui remarqua que partout où l'enfant passait, un incident se produisait.
Le couple décida donc se débarrasser de l'enfant en le confiant à un oncle résidant en ville, au Caire.
L'enfant a alors 6 ans et il parle beaucoup...beaucoup beaucoup beaucoup...

Au bout de 8 mois de calvaire, l'oncle l'envoie en France chez sa sœur, à Fleury-Mérogis.

Le petit "vert" apprend alors les affres de la scolarité française et peut se mesurer à d'autres cas à sa hauteur. Très tôt attiré par la gente féminine, le garçon passe désormais beaucoup de temps à poursuivre les jeunes filles souvent bien plus âgées que lui, et pour être plus 'in', il décide de se faire appeler "Steef".
Sans surprise, Steef intègre la prison de Fleury-Mérogis dès sa majorité. Il partage pendant 3 mois sa cellule avec le pervers Thierry Paulin, "le tueur de vieilles dames"... On ignore quelles furent leurs relations...

A sa sortie, il fait son Mea Culpa et part en Afghanistan pour un voyage initiatique où il découvre avec joie les us et coutumes des Talibans tandis qu'il se prend d'amour pour la musique orientale.
Petit séjour aux États-Unis où il passe son brevet de pilote de ligne et le lendemain du 11 septembre 2001 il rentre en France et décide de se consacrer entièrement à la musique.
Aujourd'hui il est l'un des 20 meilleurs oudistes du 18ème arrondissement.

C'est lors d'un retour aux sources en 2004, en Égypte, où il fréquente les croisières sur le Nil pour traquer les touristes esseulées allemandes, suédoises, espagnoles, qu'il croise le chemin de Maria Dolores et devient son joueur de luth attitré.

Ahmedée Vlaminck - Piano, art du silence

Ahmédée Vlaminck

A peine né, Ahmedée Vlaminck fut abandonné sur un paquebot convoyant en majorité des familles d'immigrants Roumains ou Hongrois, par une nuit noire de décembre en pleine mer Noire, elle aussi.
Contre toute attente, il fut adopté par l'équipage, il grandit et vécut parmi eux sans jamais descendre à terre jusqu'à une certaine rencontre... Mais n'allons pas trop vite.

On dit de lui qu'il est Hongrois de souche, Roumain de couche mais Kabyle de naissance à cause d'un morceau de papier griffonné dans une langue inconnue, retrouvé dans ses langes, et qui pourrait bien s'apparenter à cette écriture quasi mathématique. Parmi les signes mystérieux, on distingue cependant un prénom, Ahmedée.
Las ! On ne connaîtra jamais la vérité sur ses origines, le petit garçon étant sourd et muet de naissance...

Les sept premières années de sa vie, l'enfant coi va parcourir toutes les mers et les océans du globe.
Sur ce paquebot, qui constitue pour lui un véritable monde flottant, il fait son apprentissage de la vie et passe le plus clair de son temps à observer les oiseaux qui croisent sa route maritime; il voue une fascination toute particulière aux canards, qu'il reproduit sans relâche : canards en bois, canards en mie de pain ou en sucre, canards en paille ou canards laqués.
Le jour de ses 10 ans, le Commandant de bord fait l'acquisition d'un instrument qui va changer l'existence d'Ahmedée : un magnifique piano à queue.
Il en perçoit les vibrations et entend la musique dans un ailleurs inaccessible pour nous autres entendants; il passe désormais ses journées penché sur les touches noires et blanches, comme ses nuits. Nul ne sait par quel don du Ciel il devint virtuose, mais tous les passagers qui l'ont entendu jouer jurent que c'est le plus grand pianiste de tous les temps.
A 30 ans, il n'a toujours pas osé toucher Terre. C'est un Vaisseau trop grand pour lui. C'est un trop long Voyage. Une Femme trop belle. Un Parfum trop entêtant. Une Musique qu'il ne connaît pas...
Et puis un jour, une nuit plus précisément, son sillage croise celui d'une femme qui va bouleverser le cours de sa destinée : Entre Marseille et Alger, deux grands yeux verts plus sombres que les abysses se posent sur lui. Maria Dolores, éperdue de tristesse, désespérée, au bord du gouffre, revient à la vie grâce à lui. Elle s'accroche à la mélodie du bonheur qui naît comme par enchantement de ses doigts fins et musclés; elle se console, elle le cajole, elle devient groupie du pianiste.
Elle sait comprendre sa musique, elle sait oublier qu'elle existe, la groupie du pianiste...

Le lendemain, ils sont à Alger. Pour la première fois, Ahmedée va descendre à terre pour suivre ce cœur éploré jusqu'au bout, dans sa longue traversée du désert.

De retour à Paris, il devient son pianiste officiel et dévoué, joueur inlassable, méticuleux et idéal puisqu'il permet à Madame Dolores de bénéficier de 50% de taux d'abattement sur ses impôts commerciaux doublé d'une exonération de charges patronales en tant qu'employeur participant à l'insertion citoyenne des personnes handicapées.

Au sein de l'orchestre oriental Habibi Starlight, il est le diapason de l'équipe. C'est avec le Professeur Akbar qu'il communique le mieux, celui-ci ayant inventé un langage commun - certes rudimentaire – reposant sur l'alternance codée de signaux lumineux verts et rouges.
Rien d'étonnant pour un être pourvu d'une force mentale hors du commun.

Professeur Akbar Mamba - percussions, chant, voyance, divination

 

Professeur Akbar Mamba

 

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